Mortalité d’origine cardiovasculaire dans un service de médecine interne de référence au Cameroun
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i1.256Mots-clés :
Mortalité, maladies cardiovasculaires, Hôpital Général de Douala, CamerounRésumé
Introduction : les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent un problème majeur de santé publique, responsable de plus de 75% des décès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Au Cameroun, les données épidémiologiques restent limitées. Cette étude décrit les décès d’origine cardiovasculaire dans le service de médecine interne de l'Hôpital Général de Douala (HGD).
Méthodologie : étude rétrospective et descriptive menée sur 10 ans (du 1ᵉʳ janvier 2013 au 31 décembre 2022) incluant les patients de 18 ans et plus pour MCV. Les caractéristiques sociodémographiques et cliniques ont été extraites des dossiers médicaux via une fiche préétablie.
Résultats : sur 16428 admissions, 1 840 (11,2 %) concernaient une MCV avec une prédominance masculine (55,1 %) et un âge moyen était de 60 ± 15 ans. Parmi les patients suivis jusqu’à la sortie (n=1795), 303 décès ont été enregistrés, soit une mortalité globale de 1,8%, plus élevée les hommes (17,2%). Le taux de mortalité est passé de 0,27 % en 2013 à 0,13 % en 2022. La létalité globale était de 16,8%, dominée par les AVC (12,8% dont 8% hémorragiques et 4,8% ischémiques), l’insuffisance cardiaque (2,6%). La létalité a diminué de 21 % à 17,8 % sur la période.
Conclusion : les MCV restent un problème majeur au Cameroun, avec une létalité élevée liée aux difficultés de prise en charge. Leur réduction passe des stratégies de prévention, le renforcement du plateau technique et l’amélioration de la qualité des soins.
