Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la lithiase urinaire dans deux hôpitaux de la ville de Douala
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.333Mots-clés :
lithiase urinaire, prévalence, colique néphrétique, urétérolithotomie, DoualaRésumé
Introduction : La lithiase urinaire correspond à la présence de concrétions solides dans l’appareil urinaire. Cette étude visait à décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la lithiase urinaire dans deux hôpitaux de Douala.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive, réalisée de janvier 2019 à décembre 2023 à l’Hôpital Général Douala et l’Hôpital Laquintinie de Douala, incluant les dossiers des patients diagnostiqués pour lithiase urinaire et ayant bénéficié d’au moins un examen d’imagerie. Les variables qualitatives ont été exprimées en effectifs et pourcentages, et les variables quantitatives par des paramètres de tendance centrale.
Résultats : La prévalence hospitalière dans les deux structures était de 3,7 %. L’âge moyen était de 36,64 (±10,11) ans, avec une prédominance masculine (59,9 %). La tranche d’âge la plus représentée était celle de 31 à 40 ans. L’infection urinaire constituait l’antécédent urologique le plus fréquent (35,9 %). La colique néphrétique était la principale manifestation clinique. La tomodensitométrie était l’examen d’imagerie le plus demandé (64,5 %), révélant une prédominance des localisations urétérales (57,1 %). Le traitement médical reposait principalement sur les antalgiques associés à des conseils diététiques. Deux cent malades ont été opéré (86,6%). L’urétérolithotomie était l’intervention chirurgicale la plus réalisée (36%).
Conclusion : La lithiase urinaire est une pathologie fréquente chez l’homme adulte. La colique néphrétique constitue son principal mode de révélation. La tomodensitométrie est l’examen diagnostique le plus utilisé et l’urétérolithotomie la modalité chirurgicale la plus pratiquée.
