Préjudice extrapatrimonial lié aux traumatismes de prothèse pénienne : expérience du service d’Urologie-Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i1.249Résumé
Introduction: L’objectif était de déterminer les préjudices extrapatrimoniaux et la durée moyenne d’incapacité chez les patients présentant un traumatisme lié à la pose d’une prothèse pénienne.
Méthodologie: Il s’agissait d’une étude descriptive transversale avec recueil rétrospectif des données, réalisée dans le service d’Urologie-Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé, entre novembre 2022 et juin 2025. Ont été inclus les dossiers complets de 15 patients porteurs d’implants péniens. Les variables analysées concernaient les caractéristiques socio-cliniques, les indications opératoires, les complications post opératoires, la durée d’incapacité, l’évolution et la satisfaction du couple. Les données recueillies ont été analysées à l’aide du logiciel Epi info 3.5.1.
Résultats: L’âge moyen des patients était de 63,7 ans (24–84 ans). La principale indication chirurgicale était la dysfonction érectile sévère post-prostatectomie (53 %). Des prothèses malléables ont été utilisées dans 80% des cas. Les complications postopératoires étaient les infections (13,3%), l’érosion de la prothèse (6,7%), l’hématome (6,7%) et la dysfonction mécanique de la prothèse (6,7%). La reprise de l’activité sexuelle a été observée après six semaines, avec 80% de satisfaction. Le préjudice extrapatrimonial se manifestait par une atteinte de la vie sexuelle et conjugale, une souffrance morale et une incapacité temporaire. L’Incapacité Temporaire Partielle (IPP) moyenne était estimée entre 1% et 5% selon le barème de 2001.
Conclusion : La reconnaissance et la quantification du préjudice extrapatrimonial apparaissent essentielles pour une prise en charge médico-légale équitable.
