Enquête ethnopharmacologique des plantes diurétiques utilisées dans le traitement symptomatique de l’insuffisance cardiaque à l’Hôpital Général de Yaoundé
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.328Mots-clés :
enquête, ethnopharmacologie, diurétiques, insuffisance cardiaque, YaoundéRésumé
Introduction : En phase congestive de l’insuffisance cardiaque (IC), les diurétiques de l’anse constituent le traitement de fond de l’IC avec comme effet secondaire l’hypokaliémie qui impose un contrôle biologique régulier. D’où l’intérêt de trouver dans notre pharmacopée une plante diurétique moins hypokaliémiante.
Méthodologie : Nous avons mené une étude transversale descriptive sur une période allant du 01er février au 31 août 2023 (7 mois) à l’Hôpital Général de Yaoundé auprès des patients en primo épisode de décompensation cardiaque naïfs de tout traitement diurétique de la pharmacopée industrielle. Les plantes d’intérêts ont été identifiées par la fréquence de citation (FC) et le nombre d’appartenance de chaque espèce identifiée à une recette précise.
Résultats : L’enquête auprès des quarante-trois (43) patients a permis d’identifier neuf (09) espèces réparties dans neuf (09) familles botaniques. Les principales familles sont les Annonaceae (34,8%), suivie des Anacardiaceae (22,2%). Les feuilles (55,5%) et l’écorce (44,4%) constituent les organes de plantes les plus utilisés. La décoction (43,2%) était le mode de préparation le plus employé. L’Annonaceae muricata L. était l’espèce d’intérêt (36,1%) en décoction. La totalité des recettes était utilisée sous forme de tisane. La totalité des patients avaient constaté une augmentation de la diurèse et une diminution des œdèmes.
Conclusion : Ces résultats constituent une base pour des études futures sur les analyses phytochimiques, pharmacologiques et toxicologiques pouvant contribuer à l’élaboration des médicaments diurétiques traditionnels améliorés, de qualité et à des coûts abordables.
