Rôle prédictif de l'hormone antimüllérienne et du nombre de follicules antraux dans la réponse à la stimulation ovarienne chez les femmes camerounaises
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i1.242Mots-clés :
hormone anti-müllérienne, nombre de follicules antraux, stimulation ovarienne, CamerounRésumé
Contexte : Les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) constituent un traitement de l’infertilité. L'hormone anti-müllérienne (HAM) et le compte de follicules antraux (CFA) sont des marqueurs clés de la réserve ovarienne. L'objectif était d'évaluer la capacité prédictive de l'utilisation combinée du CFA et de l'HAM dans la prédiction de la réponse ovarienne dans les techniques de PMA.
Méthodes : Cette étude analytique transversale a porté sur 282 femmes africaines âgées de 20 à 43 ans ayant subi une FIV/ICSI au CHRACERH, à Yaoundé. Les taux de l’HAM ont été mesurés par électrochimiluminescence et le CFA par échographie transvaginale. La réponse ovarienne a été classée comme faible, normale ou hyper-réponse. Les analyses statistiques comprenaient des tests de corrélation et une régression multivariée.
Résultats : Une réponse normale a été observée chez 70,2 % des participantes ; 27 % ont présenté une faible réponse. L'HAM et le CFA ont montré de fortes corrélations positives avec le nombre de follicules et le rendement en ovocytes matures (p < 0,001). Le CFA est resté un prédicteur significatif du nombre de follicules dans l'analyse multivariée, tandis que l'HAM a montré une signification limite pour les ovocytes matures.
Conclusion : L'HAM et le CFA sont des prédicteurs fiables de la réponse ovarienne chez les femmes africaines. Le CFA, plus accessible et plus rentable, peut constituer une alternative pratique à l'HAM dans les milieux à faibles ressources.
