Aspects cliniques étiologiques et évolutifs des épilepsies avec encéphalopathie développementale de l’enfant à l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé (Cameroun)
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.321Mots-clés :
Épilepsie, encéphalopathie, spasmes, syndrome de Dravet, pharmacorésistance, enfantRésumé
Introduction : Les épilepsies avec encéphalopathie développementale chez l’enfant se caractérisent par des crises sévères, des anomalies EEG spécifiques, et un impact sur le développement psychomoteur. L’objectif était de décrire les aspects cliniques, étiologiques et évolutifs de ce type d’épilepsie.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude longitudinale rétrospective réalisée du 1er janvier 2015 au 31 août 2025. Elle incluait 98 enfants suivis pour une épilepsie avec encéphalopathie développementale. Les variables étudiées étaient les données sociodémographiques, les facteurs étiologiques, le type d’épilepsie, les anomalies de l’EEG et de l’imagerie médicale.
Résultats : L’âge moyen au début des crises était de 4,8±3,3mois (sex-ratio = 2,38). Les crises généralisées étaient les plus fréquentes (95,9%) notamment les spasmes infantiles (50,0%). Les principaux facteurs étiologiques étaient l’asphyxie périnatale (32,7%), le paludisme grave (14,3%), et un antécédent d’épilepsie familiale (18%). Le développement psychomoteur était anormal (52%). Les principaux syndromes épileptiques retrouvés étaient : le syndrome de spasmes épileptiques infantiles (61,2%), le syndrome de Dravet (14,2%) et les épilepsies avec crise myoclonique atonique (11,2%). Les anomalies à l’EEG étaient dominées par l’hypsarythmie (61,2%). La bithérapie était le protocole thérapeutique le plus employé (79,6%). Après 12 mois de traitement, 21,4% présentaient une persistance des crises et 18,4% la persistance des anomalies électro-cliniques avec altération cognitive (49%).
Conclusion : Les épilepsies avec encéphalopathie développementale se caractérisaient par un début précoce, plus fréquentes chez les garçons, principalement secondaires aux causes périnatales évitables et étaient responsables d’une pharmacorésistance et de mauvais pronostic.
