L’audiométrie vocale dans le dépistage de la surdité en milieu scolaire : la valeur ajoutée est-elle conséquente ?
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.324Mots-clés :
Déficiences auditives, audiométrie tonale, Audiométrie vocale, milieu scolaireRésumé
Introduction : Au Cameroun, la prévalence de la surdité en milieu scolaire était de 31,1 %. Le but de notre étude était de déterminer l’apport de l’audiométrie vocale dans le dépistage de la surdité en milieu scolaire.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude prospective et analytique menée de décembre 2024 à novembre 2025 au sein du Lycée Classique et Moderne de Sangmélima. Un échantillon de 136 élèves à travers les 7 niveaux de classes a été sélectionné. Les données sociodémographiques et les données audiométriques ont été analysées grâce au logiciel R Studio version 4.3.1 avec un seuil de significativité fixé à 0,05.
Résultats : L’âge moyen des élèves était de 16 ans ± 2,498 avec des extrêmes de 11 et 22 ans. Le sex-ratio était de 1,06. A l’audiométrie tonale, les seuils étaient pathologiques chez 76 participants, soit une prévalence de la surdité de 55,88 %. À l’audiométrie vocale, 68,02 % des oreilles testées (n=185) avaient un taux de discrimination vocale inférieur à 90%. L’association entre les seuils tonaux moyens et les taux de discrimination vocale était statistiquement significative (χ²=7,71 ; p <0,001) pour l’ensemble des oreilles avec une force d’association modérée (V=0,255 ; IC95%=0,139-0,363).
Conclusion: L’audiométrie vocale dépiste 1,6 fois plus de déficiences auditives en milieu scolaire que l’audiométrie tonale. Il existait une association statistiquement significative entre les seuils tonaux moyens et les taux de discrimination vocale chez les participants et la force de cette association était modérée à élevée.
