Voie d’accouchement et issue maternelle de la pré-éclampsie : étude de cohorte rétrospective dans deux hôpitaux de référence à Yaoundé
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.320Mots-clés :
prééclampsie sévère, césarienne, issue maternelle, voie d’accouchement, complications maternellesRésumé
Introduction : Cette étude visait à examiner la relation entre le mode d'accouchement et l’issue maternelle chez les femmes admises pour la prééclampsie sévère (PE).
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude de cohorte rétrospective. Etaient inclues des femmes atteintes de PE sévère ayant accouché dans les deux sites de l'étude, du 1er juin 2014 au 31 mai 2024. Les données étaient collectées à partir des dossiers médicaux et exportées dans la version 26 du logiciel SPSS d’IBM. La mesure d'association utilisée était le risque relatif avec son intervalle de confiance à 95 %. Le seuil de significativité a été fixé à une valeur p < 0,05.
Résultats : Au total, 349 patientes étaient recrutées. Le travail a été déclenché (42,9%). L’induction a échoué (16,9 %). Le taux de césarienne était de 53,9 %. Après l’accouchement, les femmes opérées pour une césarienne étaient plus susceptibles de présenter une complication maternelle et une admission en unité de soins intensifs que les femmes ayant accouché par voie basse. Cependant, seul l’œdème aigu du poumon (aRR = 1,31 [IC : 1,01 - 2,73]) et l’admission en unité de soins intensifs (aRR = 2,22 [IC : 1,98 - 3,45]) étaient associés à l’accouchement par césarienne.
Conclusion : Le taux de succès de l’induction du travail était élevé mais la césarienne était le mode d'accouchement le plus courant chez les patientes présentant une prééclampsie sévère.
