Trouvailles endocavitaires osseuses durant l’hystéroscopie au CHRACERH : à propos de six cas
DOI :
https://doi.org/10.64294/jsd.v4i2.332Mots-clés :
Séquestres osseux, Hystéroscopie, CHRACERH, CamerounRésumé
Introduction : La présence intra utérine de fragments osseux au cours d’une hystéroscopie constitue une trouvaille inhabituelle.
Méthodologie : Nous avons mené une étude descriptive rétrospective au Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine de Yaoundé (CHRACERH) entre le 1er septembre 2017 et le 31 août 2022. Nous avons revu tous les cas d’hystéroscopie et enrôlé toutes les patientes chez qui la présence de débris osseux intra cavitaires était rapportée.
Résultats : Nous avons retenu six cas parmi 854 procédures. La fréquence de séquestres osseux durant la période d’étude de 5 ans était de 0,7%. L’âge moyen des patientes étaient de 35,2 ans. Toutes les patientes avaient un antécédent d’avortement tardif. Pour une patiente, l’antécédent d’avortement n’était avoué qu’après la chirurgie et au vu des trouvailles opératoires. Un antécédent d’infection sexuellement transmissible était retrouvé chez trois patientes (50%). La présentation clinique des patientes comportait une infertilité dans 100%, une pelvialgie dans 50% et une oligoménorrhée dans 33% des cas. Les examens de routine ont identifié la présence de calcifications intra-utérines dans 5 cas (83,3%). Chez une patiente, la découverte de séquestres osseux était fortuite. Nous avons au cours de l’hystéroscopie procédé à l’ablation complète de tous les fragments osseux. Nous n’avons enregistré aucune complication.
Conclusion : La fréquence des fragments osseux de découverte hystéroscopique était de 0,7%. Toutes les patientes se plaignaient d’infertilité et avaient un antécédent d’avortement tardif. L’hystéroscopie a permis l’ablation complète des séquestres.
